Comptes-rendus de la soupe au cochon
Compte-rendu de la soupe populaire du jeudi 7 décembre 2006
Véritable déni de justice commis ce jeudi 7 décembre
par les magistrats et procureur parisiens : un référé-liberté,
engagé par notre avocat, contre la décision d'interdiction
de distribution de notre soupe populaire prise par Pierre MUTZ, préfet
de Paris, n'a obtenu aucune réponse. Aux dires de notre homme
de loi, ça ne s'est jamais vu
.Mais contre la soupe
au cochon, tout est bon !
Nouveaux chiens de garde de la Charia, bafouant la laïcité
de la République en appliquant les lois islamiques en France,
à savoir : la prohibition du porc dans l'alimentation, les
autorités ont lancé leurs troupes à l'assaut
de nos bénévoles.
Or nous avions décidé que nos amis sans abris ne seraient
pas pénalisés, une fois encore, par les décisions
arbitraires et partisanes du préfet Mutz ; nous partagerions
la soirée avec eux. A partir de 20h00, nous nous sommes donc
regroupés dans un restaurant proche de Montparnasse. Alors
que le dîner commençait, une armée bottée,
casquée et équipée de boucliers anti-émeute,
prête à en découdre, se poste devant l'entrée.
Sans la fermeté de la responsable de l'établissement,
ils investissaient les lieux. En toute illégalité, ils
se livrèrent alors sans vergogne à l'entrave à
la liberté de circuler des clients du restaurant, les empêchant
à la fois d'entrer et de sortir durant deux heures. La liberté
de commerce de ce même restaurant est également entravée
durant le même temps. Le gérant dut gérer cette
crise. En discutant avec lui, nous comprenons qu'il en gardera une
solide aversion envers les " gardiens de notre paix " !
Des images, prises au nez et à la barbe des flics circuleront
bientôt.
Frustration palpable des policiers : tandis qu'ils battent le pavé,
une bonne trentaine de bénévoles et bénéficiaires
de l'association Solidarité Des Français dînent
joyeusement, bien au chaud. Ceux qui peuvent payer paient pour ceux
qui ne le peuvent pas ; la formule marche : pour nous, la solidarité
n'est pas qu'un mot.
La vengeance arrive : deux bénévoles sortent pour fumer
une cigarette, quatre camarades attendent dehors, une autre toute
jeune " de chez nous " décide d'aller devant la gare
pour voir si des SDF ne nous y attendraient pas ; bien mal leur en
a pris : immédiatement encerclés par une horde de ROBOCOP
commandés par un commissaire divisionnaire plutôt hargneux,
puis embarqués pour un " contrôle d'identité
", ils ne ressortiront qu'à 2h30 du matin du commissariat
du 15ème. Motif de l'interpellation : contravention pour rassemblement
en marge d'une manifestation interdite par arrêté préfectoral
! On en tremble d'avance
Pour interdire nos actions sociales, les autorités invoquent
la discrimination ou le risque de trouble à l'ordre public,
motifs jamais avérés, jamais prouvés ; qu'ils
disent plutôt la vérité : l'islamisation est en
marche et il ne faut pas vexer les Musulmans vivant sur notre terre.
Ce qui est fou, parce que les Musulmans se moquent bien de notre soupe
au cochon, eux qui servent des repas hallal à ceux de leur
communauté, sans que cela ne gêne personne ! Il y aussi
ceux qui, vivant grassement du charity-business (voir le rapport accablant
de la Cour des Comptes sur les finances du SAMU Social de Paris),
veulent conserver le monopole exclusif des actions sociales et n'entendent
pas nous laisser le terrain. Nous qui offrons en direct ce que nous
avons à partager, repas chauds et fraternité, leur renvoyons
une image bien négative de leur prétendu engagement
aux côtés des démunis.
Quoi qu'il en soit, la soupe au cochon continue, bravant les menaces
et les pressions. Dès mardi prochain, la marmite embaumera
la rue, les bénévoles autour et nos SDF aussi. Le lieu
sera communiqué plus tard.
Tenez-vous prêts !
Le Président
Archives :