Toutes les tables sont prises et les réservations closes : merci à tous et au lundi 8 avril.
Le RDV est à 20H00, sur l’esplanade de la gare Montparnasse (lieu habituel de la soupe)

Toutes les tables sont prises et les réservations closes : merci à tous et au lundi 8 avril.
Le RDV est à 20H00, sur l’esplanade de la gare Montparnasse (lieu habituel de la soupe)

Publié le vendredi 15 mars 2013 à 08h53
http://www.nicematin.com/
Un sans domicile fixe a été retrouvé mort ce vendredi matin sur le parvis de l’église du port, place Ile de Beauté à Nice.
Selon les premiers éléments recueillis sur place, le corps ne porterait pas de traces de violence. Toutes les hypothèses restent ouvertes à cette heure pour la police nationale.
Cette mort fait suite à celle d’un SDF retrouvé mort à Saint-Brieuc, il y a deux jours.
La presse a prudemment indiqué “victime probable du froid” !
MM. les journalistes, allez dormir dehors par moins 10, vous mourrez “probablement” de froid…..
Le décompte macabre n’est pas fini, hélas car selon le collectif Morts de la Rue, 78 SDF ou mal-logés sont morts dans la rue depuis le début de l’année 2013 et 423 auraient perdu la vie en 2012.
Nous vivons vraiment une époque formidable!
Solidarité Des Français : 10 ans d’actions déjà
INSCRIPTION AU DÎNER DU LUNDI 8 AVRIL 2013

Oui, et fiers de l’être, merci Madame Caroline Fourest !
Si vous voulez voir l’émission en totalité :
http://pluzz.francetv.fr/videos/les_reseaux_de_l_extreme_,77231592.html
Il y a aussi en France des élus qui ont du bon sens et du courage… Ce
n’est pas un film fantastique, c’est un conte de fées.

BRAVO à Monsieur le MAIRE
Présent sur le Marché d’Avoriaz Jeudi 10, comme tous les Jeudis depuis
1995, le Maire d’Avoriaz a été interpellé par une demi-douzaine de jeunes
Musulmanes.
Celles-ci voulaient savoir s’il était exact que la ville d’Avoriaz refusait
de servir de la viande halal dans ses cantines.
Jean-claude Broglin leur a répondu qu’en effet il n’y avait pas de viande
halal dans les cantines d’Avoriaz et que de même, il refusait que de la
viande halal soit servie dans l’enceinte des Écoles à l’occasion des Fêtes
de fin d’Année.
En effet, en Juin 2010, les Associations de Parents d’Élèves de deux Écoles
avaient annoncé leur volonté de supprimer les Saucisses et de les remplacer
par de la viande halal. La Municipalité avait clairement annoncé son
opposition, ce qui avait fait reculer les responsables de ces associations.
Le Maire d’Avoriaz a précisé sa position de la manière suivante :
La France est un État Laïc et une Nation riche de 2500 Ans d’Histoire et de
Traditions.
S’installer en France impose aux Étrangers de respecter la Laïcité à
l’intérieur des Établissements
Publics comme le sont des Écoles, mais également d’Accepter les Coutumes
Françaises et non de vouloir les remplacer par leurs propres coutumes.
Ceux qui ne peuvent ou ne souhaitent se plier à la Loi et aux Traditions
Françaises doivent en tirer la conclusion qui s’impose : Aller vivre
pleinement leurs propres traditions dans leur Pays d’Origine.
(Affichage Municipal en date du 10.03.2012)
Texte aimablement envoyé par l’auteur
Juste, authentique, poignant, tellement vrai…..
Steven Petitpas
http://www.nouvelocratie.bibliocratie.com/portfolio/vie-sans-titre/
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« Quand t’as la gueule sur le macadam, y a un moment où tu joues à autre chose. Une sorte d’autre film, où tu ris franchement pas des mêmes blagues. On a une gueule, une vraie gueule, et on a comme un truc collé dessus. Mais, en-dessous de ça, y a encore quelque chose. T’as pas disparu. Ils diront ce qu’ils veulent à la télé : c’est pas l’anonymat qui tue. Le problème, c’est pas d’être clochard, SDF, mendiant ou ce qu’on voudra. Dans la rue, on est toujours là. Coriaces. Endurcis, à force. Ce que je veux dire, c’est que les regards des mecs en costard, ils nous traversent pas : ils nous évitent. Ils font un effort. Tu vois, quand t’es à la rue, on te bouscule pas. T’as beau être par terre, on te marchera pas dessus. On te contourne. Bien soigneusement. On fait le tour. Parce que tu gênes. Tu déranges parce que t’es là et que t’es pas comme tout le monde. On s’en fout bien de comment tu t’appelles. Mais toi aussi, tu t’en fous, de leur nom. C’est que des silhouettes, tous. Des jupettes, des chaussures, des cravates… Ça passe aux heures de pointe, bien en rythme. Entre eux, ils s’ignorent. Ils regardent droit devant. Ils font toujours la gueule. Limite ils se bousculent. Mais toi, que tu sois par terre ou que t’essaies de te bouger, on t’ignore pas. Jamais. On te contourne. Toi, en plein milieu de la rue ou dans le coin du métro, t’as pas cessé d’exister. Et ça, ça te reste. On te l’enlèvera pas.
Depuis un moment, on se bouge. On n’attend plus la pièce. Maintenant, on l’échange contre un bout d’histoire dans le métro. Ou dans les gares. C’est un peu la mode. On monte, et on récite, sur le ton qu’on veut. Des fois, on invente, on ajoute des trucs, pour donner plus de pathétique. C’est toujours mieux que de rester accroupi avec un bout de carton que personne lit. Mais quand on parle, personne y croit trop, à ce qu’on dit. C’est du commerce, quand on se plaint. C’est pas de la vérité. C’est l’estomac qui troque avec la bonne conscience, comme je dis tout le temps. Les bourges, ceux qui en ont quelque chose à foutre de nous, ceux qu’ont pitié, ils doivent bien penser, des fois, qu’on a raison, qu’on a des trucs à dire, que y a bien quelque chose qui nous a amené où on est, en-dessous des autres, à mendier pour bouffer, à se battre à cause d’une grille de métro ou pour un litron de pinard. Je veux pas décevoir, mais nous, on a rien à raconter. Tout ce qui nous amène au fond, on le sent pas, ni avant ni après. Le jour où on finit par s’allonger sur un carton et qu’on fait ce qu’on peut pour pas avoir trop froid, on peut essayer de se demander. Essayer de faire le bilan, comme on dit. Mais on comprend rien. Ce serait à refaire, on arriverait au même point. Va distinguer, sur vingt ans de vie, ou même moins, quand t’as pas eu de bol ou quand tu t’es planté. Y a rien de filé. C’est pas comme un destin. C’est par touches. Comme une peinture que t’aurais faite sans savoir pourquoi et qui ressemble à rien. Parce que c’est dur de se souvenir. De vraiment savoir. Un mariage qui merde, un boulot que tu perds pour une connerie, les potes et les frangins qui sont pas là quand il faut… Voilà. Tu rameutes personne avec ça. Et t’expliques rien. Ou alors t’arnaques ton monde. Et ça, c’est encore autre chose…
L’autre coup un môme me regardait fixe, dans le métro, pendant que je parlais. Je crois que je l’intriguais. Sapé comme il était, il doit pas en voir tous les jours des comme moi. Des types avec ma dégaine. Là-dessus, sa mère l’engueule. Embête pas le monsieur ou quelque chose comme ça. Comme si ça m’emmerdait, un môme qui me regarde. C’est elle que ça faisait chier. D’ailleurs elle m’a rien filé. Je les repère de loin, maintenant, les faux-culs. Ceux qui te méprisent et qui veulent pas le montrer, parce qu’ils ont honte d’être aussi cons. Ils prennent un air sympa, ils t’écoutent, mais ils évitent ton regard. Ils ont de la peine pour toi, mais ils te filent rien. Je préfère encore quand ils font semblant de dormir. Je sais très bien ce qu’ils pensent : si tu veux un boulot, t’as qu’à bouger ton cul. Tu comprends, si on a faim, si on pue, si on se traîne dans la merde à longueur de journée, si on mendie comme des cons pour vingt centimes, c’est parce qu’on est feignants. Faut pas chercher plus loin. En fait c’est ça, le plus dur. Tout ce bordel dans les idées de tout le monde.
Mon pote Pierrot, il aime pas les gamins. Toujours à râler. Je crois que ça a à voir avec son ex-bonne femme et le pognon. Il croit peut-être que c’est en détestant les mômes qu’il va redormir dans un lit avec des beaux draps. Il est con Pierrot, mais il est pas méchant.
Moi, j’ai jamais été marié. Elle est peut-être là, ma connerie. En tout cas, si je m’étais trouvé quelqu’un, ça aurait donné autre chose. C’est pas pareil quand t’as eu des attaches. Des attaches, forcément, ça te tient un peu. Même si c’est pas volontaire, même si ça veut te lâcher. Parce que quand t’as eu une gonzesse, des mômes et que tu te retrouves dans la merde, là, c’est pratique : t’as quelqu’un à accuser. Du coup t’as rien à te reprocher. Tranquille. Tu t’en fous. C’est à cause des autres. Alors après, c’est sûr, tu peux dormir. Pas de problème. C’est comme ça qu’il fait Pierrot. Il accuse sa bonne femme. Enfin, quand il est encore assez net pour penser…
Il dit des fois que je charme les dames et que c’est pour ça qu’elles me donnent à moi et pas à lui. Elles tombent amoureuses à cause de mes regards. Je sais pas si c’est un compliment. Enfin, moi je sais bien que mes yeux, quand ils arrêtent une dame, c’est qu’ils font pitié. Mais j’ai rien contre. C’est déjà ça, quand on peut faire pitié. D’ailleurs c’est ça qu’on cherche. Y a que ça qui marche. On demande pas de la compassion. C’est pas la dignité qui nous remplit le bide. Quand tu croises que des têtes de con, genre des bobos ou des directrices au cul serré, des fois tu peux rester deux jours sans bouffer. Et là c’est dur. C’est autre chose que dormir par terre, puer et plus être un homme. Quand t’avales pas, tu te vides à l’intérieur. Ça se comprime. Ça devient vraiment dur. Parfois, la nuit, tu te mets en boule, et t’as l’impression de crever. Sauf que non, tu crèves pas. Parce que t’es coriace. Parce que la vie elle te lâche pas comme ça. Pas pour une histoire de bide. Pas souvent. Ceux qui crèvent, c’est toujours à cause du froid. Surtout les vieux. C’est l’hiver qui les bouffe.
Pierrot il connaît un mec qui est mort comme ça, y a deux trois ans. Je pourrais pas dire son nom. Il était un peu plus vieux que nous, dans les cinquante. Il se faisait dépouiller dans les foyers, alors il voulait pas y aller. Tu sais, quand des jeunes viennent pour que t’y ailles. Ce gars là, il les envoyait se faire voir en gueulant. Du coup, un soir, ils l’ont embarqué. Mais les pieds devant. Maintenant, dans le pays, ils veulent éviter ça, alors ils installent des tentes l’hiver, et ils parlent de nous à la télé. Avec ça, on a moins froid, et on est tous ensemble, mais on nous les casse avec cette histoire de dignité. Y a de la politique là-dessous, ça se sent. J’aime pas ça. C’est pas de la charité. Les politiciens, ils peuvent toujours la ramener, ils savent pas parler du fond. La rue, c’est pas un truc de technocrate. C’est pas compliqué, pour moi, c’est ce qu’il y a juste après la guigne. Comme en bas d’une grande marche, un truc du genre. Après, c’est sûr, on la descend pas comme ça, la marche. Faut un cumul. Faut une suite. Alors faut pas non plus effrayer les gens avec nos histoires. Y a pas d’histoire, comme je disais. Et le problème, c’est qu’on en parle parce que ça fait peur à tout le monde. Ça fait vendre l’info. Du fric qu’on nous filera pas.
Pierrot il tousse pas mal. C’est pas une bonne toux. Ça se voit à la tête des gens, quand ils s’écartent, l’air dégoûtés. On sent que ça le prend dans les poumons. Il a plein de crachats. Il me dit que ça l’aura pas, que faut pas que je l’emmerde, que le pinard ça désinfecte tout. Après faut voir ce que va dire le toubib. Mais il a raison, en plus. C’est vrai que le pinard, ça désinfecte. Ça tient chaud. Ça se comprend du coup, pourquoi il est en sueur, le Pierrot, alors que c’est pas l’été. C’est parce qu’il boit tout le temps. Par contre il mange pas. Déjà qu’on a rien à bouffer à la base. Sa bouche elle prend que le vin, et elle ressort tout en crachats. Là il pèse vraiment plus lourd. Si ça continue, on le verra même plus sous ses fringues. Y a des trucs pas nets qui traînent par terre, où on se couche. C’est pour ça qu’il tousse. On le sait, mais on peut pas faire les bourges. C’est comme ça, dans les grandes villes. T’as pas le choix. Tu te fous au sec, où t’as pas trop froid, et ça ira bien.
Bon il va quand même mieux que d’autres à la rue, qui sont complètement attaqués. Je veux dire, dans leur tête. Dormir dehors, ça leur retourne le crâne. Ils pissent partout, ils gueulent après les gens. Ils sont cons, parce que du coup ils nous donnent moins. Tu fais moins la charité quand on te dit que t’as une sale gueule et que tout le monde te regarde en se disant qu’en fait, ouais, c’est peut-être vrai. C’est pas d’un coup qu’ils deviennent comme ça, les gus, mais ça peut venir vite. Faut se méfier. Souvent tu leur parles bien et ils se calment. Enfin pour qu’ils la ferment vraiment, faut qu’ils soient pleins. Qu’ils se désinfectent la gueule un bon coup. Comme ça, ils s’étalent dans un coin, dans leur pisse, et tu les entends plus.
L’autre jour, juste à l’heure où les gens sortent du boulot, y en avait un de ceux-là à ma place, entre la rue d’Annam et la rue du Retrait. C’est chez moi là-bas. Va pas t’y mettre ! Donc, je reviens et je vois un mec qui a le cul sur mon carton. Et il voulait pas se bouger ! Il gueulait comme un con avec sa bouteille de pinard. Fallait voir comment il gueulait, affalé à ma place. J’ai dû le menacer de lui casser la gueule pour qu’il dégage. Il a pas mis longtemps à se barrer mais j’y serais allé, à la castagne, sinon. Obligé. Le problème, c’est pas lui. Lui, je m’en fous. Mais si tu te laisses faire, ça se sait vite chez nous, et après tu t’en sors pas. Tu te fais bouffer. C’est comme les pigeons. Y en a des gras et y en a des malades, tout faiblards, qui boitent. Faut choisir ton camp, à un moment donné. Quand t’es sûr d’être à la rue pour de bon, ou tu grognes ou tu te fais choper. Faut t’imposer quand il faut. C’est là que t’es digne. C’est pas à un autre moment. T’es digne quand les autres comprennent que t’es là et que tu comptes y rester. Là, t’es digne.
C’est comme ça que je l’ai rencontré, le Pierrot. Il se tabassait avec un autre sur le quai du métro. Il était plus épais que maintenant à ce moment-là. Il montait direct au front. Un vrai nerveux. C’est con, parce qu’en fait, on est tous dans la même galère. On devrait se serrer les coudes. C’est pas qu’on a pas de valeurs, entre nous. On s’aide, quand il faut. Pierrot, il avait une bonne tête. Il me rappelait mon frangin. C’est pour ça que je lui ai proposé de venir avec moi plutôt que de se battre pour une place pourrie. On m’avait bien donné ce jour-là, alors j’ai voulu l’aider, le frangin. Maintenant, c’est la même gamelle. On se tient compagnie. C’est mieux que d’être tout seul. Et puis, la nuit, c’est plus sûr. Ça évite de se faire dépouiller. Faut toujours se méfier de ce qui traîne dehors. Surtout l’été. à trois heures du mat’, quand t’essaies de dormir, tu sais pas qui peut te tomber dessus. Et ça, même si t’es à la rue depuis un bail, tu t’y habitues pas. »
Il se mit à rire.
« T’as vu, j’ai dit “depuis un bail”… C’est marrant, non ? Un bail… »
Il avait la peau mate. Des cheveux gris, assez longs, compacts par endroit. Je distinguais à peine ses yeux. Je les devinais bleus – peut-être verts – sous des sourcils charbon. Il s’était assis en face de moi, sur un strapontin. Mes pieds touchaient presque les siens. Voûté, la tête baissée, les épaules sans tenue, il me dominait largement. Nous étions tous les deux perdus, en pleine errance, avachis au fond d’un wagon tardif de la ligne 9, direction Montreuil. Il était tard. J’aurais voulu dormir. Il parlait. Il parlait, lentement, sans prêter attention à mes regards, sans se soucier de mon écoute ni de mes réactions. Il portait un grand imperméable jaune, qui, ouvert, laissait paraître une chemise distendue, noircie par le travail de son corps. Il était accompagné d’un sac à dos énorme, débordant de tous côtés. De sa brocante personnelle émergeaient un sac plastique bleu, le sommet d’une bouteille de vin et un livre de poche – qui n’en était pas à sa première lecture. Il avait la voix dure, solide. Sa bouche, sanguine, battait les mots avec vigueur ; elle en avalait certains, elle en déformait d’autres. Il articulait peu.
Je me souviens de ses cordes vocales, renflées, qui semblaient extérieures, accrochées à son cou. Au moindre son, elles vibraient comme des cloches. Tout en parlant de ce que je supposais être sa condition de misère, il attaquait à coups d’ongles les bretelles de son sac, comme s’il cherchait à en extraire quelque chose. Ses doigts étaient longs et osseux. à chaque station, il levait la tête, jetait un œil désintéressé par la vitre, puis retournait à la contemplation de ses chaussures usées.
Lundi 25 février, à partir de 20H00, devant la gare Montparnasse, aura lieu la prochaine distribution de soupe populaire par l’association Solidarité Des Français.
Venez nombreux, ils vous attendent….
Ce lundi 28 janvier, il y avait foule autour des marmites de l’association Solidarité Des Français, à Montparnasse.
Grâce à l’efficacité de nos camarades reporters, une vidéo et des photos seront bientôt en ligne.
Rendez-vous pour la prochaine : lundi 25 février, même endroit, même heure, même esprit…..